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Dans l’océan de périodiques que proposent les librairies et points de vente de Taiwan, sans doute manquait-il encore un titre faisant la part belle à la réflexion chrétienne sur les questions de notre temps, sans concession aux impératifs commerciaux et financiers. C’est ce vide que Renlai, un magazine en chinois lancé par Benoît Vermander, le directeur de l’Institut Ricci de Taipei, se propose de combler.
La publication, qui sera en rayon dès demain, est plutôt destinée à la génération des 25-40 ans, à Taiwan, en Chine ou à Hongkong, a expliqué hier l’éditeur. Bien qu’elle prenne un départ modeste avec environ 200 abonnés et une circulation qui ne devrait pas dépasser quelques milliers d’exemplaires, ses concepteurs comptent sur les réseaux des librairies qui la distribueront pour toucher un public plus large, par le biais de débats sur les questions soulevées dans ses colonnes.
Renlai, qui fait appel à de nombreux contributeurs extérieurs, pour la plupart résidant en Chine, s’est donné pour objectifs d’apporter un angle européen aux débats d’idées dans cette région du monde, en s’appuyant sur la longue tradition française des revues intellectuelles. Le contenu sera par ailleurs marqué par les convictions chrétiennes de ses éditeurs.
Benoît Vermander n’est pas un nouveau venu dans le domaine de l’édition. Sans parler du colossal projet du nouveau dictionnaire Ricci dont il a supervisé les années cruciales de la finalisation, le directeur de l’Institut Ricci collabore régulièrement à plusieurs publications, dont le quotidien La Croix et la revue Etudes en France, mais aussi United Daily News et le journal de la fondation bouddhique Tzu Chi Jingdian, à Taipei. Poète et essayiste, il est connu dans la communauté de la sinologie française pour ses analyses de la situation de l’Eglise en Chine.
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