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Consterné par le silence des élus taiwanais à l'égard du dissident chinois Yang Jianli, emprisonné lors d'un voyage sur le continent, un groupe de défenseurs insulaires des droits de l'homme leur a lancé un appel pour qu'ils signent une pétition demandant aux autorités de Pékin de relâcher leur prisonnier.
Yang Jianli, un des participants du mouvement de démocratisation en Chine continentale en 1988-1989, était parvenu à s’échapper avec d’autres dissidents peu après le massacre de la place Tienanmen en juin 1989 pour se réfugier à l'étranger.
Après treize ans d'absence, le dissident chinois était revenu sur le continent sous une fausse identité, puisque ses demandes pour rentrer en Chine avaient toutes été rejetées, et a été appréhendé le 27 avril à Kunming (Yunnan), où il se trouverait toujours emprisonné.
L'Association taiwanaise pour les droits de l'homme a rappelé que, depuis les Etats-Unis, Yang Jianli dirige à Boston la Fondation pour la Chine du XXIe siècle, un mouvement en faveur d'une démocratisation du régime continental.
Estimant qu'il ne fallait pas se taire devant ces violations flagrantes des droits de l'homme, plusieurs autres personnalités insulaires se sont aussi élevées contre le silence observé par les parlementaires taiwanais durant leurs récentes visites sur l'autre rive du détroit.
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