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Le ministère des Affaires étrangères vient de rendre public un rapport énumérant quelques-unes des dernières manœuvres de Pékin pour réduire un peu plus l’espace d’expression de Taiwan sur la scène internationale.
L’un des faits les plus marquants concerne les pressions croissantes qui sont exercées sur le Panama pour que ce pays abandonne le camp de Taiwan. Ces manœuvres sont si évidentes que plusieurs articles parus récemment dans la presse internationale en ont fait part, notamment le magazine The Economist dans son numéro du 13 juillet.
La Chine et Taiwan ont tous deux de gros intérêts commerciaux dans ce pays d’Amérique centrale qui joue un rôle stratégique dans les échanges entre l’Atlantique et le Pacifique.
Mais les pressions de Pékin ne s’arrêtent pas là. Elles visent aussi des pays membres d’organisations internationales qui sont priés de monter au créneau pour s’opposer à la candidature de Taiwan au sein de ces institutions. C’est ainsi que, par exemple, la Chine continentale a demandé au début de l’année à l’Irlande et à l’Argentine, entre autres, d’intervenir pour empêcher que l’île n’obtienne un siège d’observateur à l’Organisation mondiale de la santé.
Dans le même esprit, les autorités continentales se sont opposées à ce que le ministère des Affaires étrangères russe accorde des visas à Ovid Tseng, le vice-président de l’Academia Sinica, et à Wei Che-ho, le président de la commission d’Etat des Sciences, quand les deux hommes ont été invités à participer au 10e anniversaire d’une fondation scientifique en Russie.
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