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Les dirigeants du Kuomintang (KMT) et du Parti pour le peuple (PPP), les deux grandes forces de l’opposition, ont prié hier le président Chen Shui-bian de s’expliquer sur le sens controversé de sa remarque de la veille lorsque, à l’occasion son investiture à la tête du Parti démocrate-progressiste (PDP), il a déclaré que les Taiwanais pourraient choisir « leur propre voie ».
S’étant écarté du texte original de son discours, le président de la République a demandé dimanche à la Chine continentale de répondre aux gestes de bonne volonté que lui adresse Taiwan, sans quoi, a-t-il dit, « nous pourrions être tentés de suivre notre propre voie, celle de Taiwan », dans le futur.
Tout cela arrivant au moment où Nauru, un allié de Taipei, s’apprêterait à établir des relations diplomatiques avec Pékin, l’opposition veut savoir si cette remarque reflète une intention nouvelle du président de la République en faveur de l’indépendance de l’île qui traduirait un changement incompatible avec la position officielle défendue jusqu’ici.
Chen Chun-shin, le nouveau responsable des affaires chinoises au PDP, a indiqué, quant à lui, que le président Chen Shui-bian avait mal accepté le retournement diplomatique possible de Nauru, considérant qu’il ne constituait certainement pas un « geste de bonne volonté » de la part de Pékin. L’avis général est en tout cas qu’il ne faut pas chercher un changement de politique dans la déclaration présidentielle.
On saura aujourd’hui si Nauru a officiellement rejoint le camp de Pékin. Selon les informations disponibles, le petit Etat du Pacifique Sud aurait cédé aux offres financières de la Chine continentale, sous la forme d’un prêt et d’un remboursement d’une partie de sa dette, en échange de la rupture avec Taipei.
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