Les cartes à puce remises en question
 

Les cartes à puce remises en question
Lundi 8 décembre 2003

Alors que, pour faire échec aux faussaires, le secteur bancaire accélère sa conversion aux cartes de retrait équipées de puces électroniques, certains experts financiers remettent en cause ce qu’ils considèrent comme une demi-mesure laissant Taiwan en arrière sur ce plan par rapport au reste du monde développé.

Une série de retraits frauduleux réalisés avec de fausses cartes de crédit il y a quelque temps a incité le ministère des Finances à ordonner aux banques de généraliser rapidement l’emploi des cartes à puce, afin de procurer à leurs clients une meilleure confidentialité.

Cela ne suffira pas à régler les problèmes de fraude, estiment certains experts, dans la mesure où les cartes conserveront leur bande magnétique, laquelle est facilement déchiffrable par les faussaires. En outre, les cartes à puce mises en circulation à Taiwan correspondant au système FISC I, elles risquent d’être dépassées lorsque le système FISC II sera mis en place.

Mais surtout, les clients devront continuer de jongler avec des cartes différentes pour le retrait d’espèces, le paiement des achats et les emprunts en argent liquide, alors qu’ailleurs dans le monde, ces services financiers sont, pour des raisons de commodité évidentes, souvent accessibles avec une seule carte.

Le président de GemFor Tech, une société de conseil informatique, estime donc qu’il serait plus judicieux pour les banques taiwanaises de sauter le pas maintenant (plutôt qu’en 2006 comme prévu) en optant pour des cartes à puce intégrant tous les services financiers auxquels souscrivent leurs clients.

Il y aurait environ 600 millions de cartes à bande magnétique en circulation à Taiwan, pour 22,3 millions d’habitants.

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