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Le président Chen Shui-bian, intervenant publiquement dans la foulée des révélations sur l’existence de fonds secrets qui auraient servi à financer à l’étranger des soutiens en faveur de Taiwan, a déclaré le 25 mars qu’il n’y avait pas de contradiction entre le respect que l’on doit accorder au secret d’Etat et la garantie apportée à la liberté de la presse.
« La sécurité nationale est essentielle à la survie de la nation, et la liberté de la presse est un des fondements de la démocratie. L’une comme l’autre ne peuvent être ignorées », a-t-il proclamé, tentant de ramener le calme dans les esprits après la vive controverse causée la semaine dernière par la saisie d’un magazine qui avait dévoilé l’existence des fonds secrets.
Réaffirmant sa conviction que les droits de l’homme, la démocratie et la liberté d’expression sont des valeurs essentielles pour l’avenir du pays, il a néanmoins souhaité que la presse sache faire preuve parfois de plus d’autodiscipline.
Il a aussi tenté de remonter le moral des personnels attachés à la sécurité du pays en louant leur sens du devoir, rappelant toutefois que ceux qui se seraient rendus coupables de malversations n’échapperaient pas à la justice.
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