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Hsieh Chung-liang, le grand reporter qui a signé l’article polémique sur les détournements de fonds secrets par un agent de l’office de la Sécurité nationale (NSB) publié dans le magazine « Next » le 21 mars dernier, a défendu hier sa position devant un parterre de journalistes, avant de se présenter au bureau du procureur de la haute cour de Taiwan.
Hsieh Chung-liang, qui a été formellement accusé de divulguer des secrets d’Etat et a l’interdiction de quitter le territoire, a de nouveau refusé de révéler ses sources. Après avoir examiné les documents classés qu’il a obtenus il y a un mois, a expliqué le journaliste, il a conclu que ceux-ci relevaient du « scandale » et non de la sécurité nationale, et a donc décidé de dévoiler leur contenu.
Hsieh Chung-liang a aussi démenti l’implication de son frère Hsieh Kung-bing, le porte-parole du Parti pour le peuple (PPP), dans l’affaire. Le parti de James Soong a été accusé par l’Union Solidarité Taiwan (TSU) d’avoir tiré les ficelles de ce scandale.
L’article au cœur de la controverse faisait état de deux comptes secrets contenant plus de 3,5 milliards de TWD (env. 115 millions d’EUR) qui auraient servi aux efforts de lobbying de Taiwan à l’étranger, ainsi que du détournement de 192 millions de TWD (env. 6,3 millions d’EUR) par l’ancien chef comptable du NSB, le colonel Liu Kuan-chun, actuellement en fuite à l’étranger.
Par ailleurs, le Comité de protection des journalistes (CPJ) s’est déclaré mercredi « très encouragé par l’engagement du président Chen Shui-bian en faveur de la liberté de la presse ». Le président de la République a pris plusieurs fois la parole pour réitérer son attachement sans faille à la liberté de la presse depuis la perquisition, jeudi dernier, des locaux de « Next » et la saisie des premières 160 000 copies imprimées du numéro du 21 mars, un coup d’éclat qui a causé un tollé dans la presse locale.
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