 |
|
Samedi était jour de vote dans l’île : les Taiwanais ont choisi ce jour-là leur chef de hameau ou de quartier, ainsi que leurs représentants au sein des assemblées municipales.
Deux élections différentes mais dont les résultats, pour l’ensemble du pays, sont apparus néanmoins très proches, puisque, dans un scrutin comme dans l’autre, les personnalités locales sans étiquette ont remporté la plus grande part des sièges qui étaient à pourvoir.
Investi au niveau de sa circonscription d’un certain pouvoir décisionnaire, le chef de hameau ou de quartier agit en quelque sorte comme un relais de l’exécutif vis-à-vis des habitants. Les candidats sans affiliation politique ont remporté 4 655 sièges sur 7 358 à pourvoir, et le Kuomintang (KMT), qui garde une forte implantation au niveau local, en a gagné 2 547. Les autres grandes formations politiques sont traditionnellement laissées sur la touche, le Parti démocrate-progressiste (PDP) et le Parti pour le peuple (PPP) n’obtenant cette fois-ci que 123 et 21 sièges respectivement.
Pour les élections des assemblées municipales, sur 3 716 sièges à pourvoir, 2 145 sont revenus à des candidats sans étiquette, 1 317 au KMT, 186 au PDP, 58 au PPP et 2 au Nouveau Parti.
Dans ce genre de scrutins locaux, que l’on pourrait dire de « proximité », les contacts et les services personnels comptent bien plus que l’identification à un parti ou à un camp politique. En général, les électeurs votent pour le candidat qu’ils connaissent personnellement, sans tenir compte de son appartenance politique.
|