 |
|
Plutôt que de persister dans son projet de recueillir les empreintes digitales de la totalité de la population, le gouvernement ferait mieux d’employer les fonds nécessaires à améliorer la sécurité dans l’aviation civile, a déclaré Lin Feng-jeng, le président de l’Association de Taiwan pour les droits de l’homme (TAHR) hier lors d’une conférence de presse.
A la suite de l’accident d’avion du 25 mai, dont les victimes sont parfois difficiles à identifier étant donné les circonstances particulières de l’accident, le ministre de la Justice Chen Ding-nan avait récemment demandé au ministère de l’Intérieur de réévaluer la faisabilité d’un projet de banque d’empreintes digitales.
Après plusieurs années de débat sur la question, un amendement à la législation sur l’enregistrement du domicile, stipulant que tous les citoyens de la République de Chine âgés de plus de 14 ans doivent donner leurs empreintes digitales lorsqu’ils font la demande de leur carte d’identité nationale, avait été adopté en 1997. Néanmoins, il n’a pas encore été mis en vigueur, devant l’opposition notamment des conseillers du président pour les questions de droits de l’homme.
Lors de la même conférence de presse, la TAHR a rendu publique une lettre qu’elle a adressée au ministre de l’Intérieur Yu Cheng-hsien pour dénoncer la communication automatique des empreintes digitales des conscrits à la police, une pratique jugée inconstitutionnelle par l’association.
|