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Le Parti démocrate-progressiste (PDP) s’est doté hier d’un nouveau dirigeant qui n’est autre que Chen Shui-bian, le président de la République, dans un mouvement que ses initiateurs qualifient de réformateur. L’ensemble des instances dirigeantes de la formation au pouvoir a également été renouvelé à cette occasion.
Un des objectifs de ces changements est d’unifier un parti qui, même s’il est aujourd’hui la première force politique insulaire, est trop souvent en proie à des conflits internes entre les différents courants qui le composent.
Un autre motif derrière cette réforme est de remobiliser le PDP, afin de le remettre en ordre de bataille pour les élections municipales de Taipei et de Kaohsiung qui auront lieu à la fin de l’année, mais aussi pour l’autre grande échéance électorale, plus lointaine mais non moins importante, qui est celle des présidentielles de 2004.
Des problèmes de communication et de coordination entre la présidence de la République, les instances dirigeantes du parti au pouvoir et son groupe parlementaire au Yuan législatif ont rendu nécessaire ces réformes adoptées en avril dernier, lors du congrès national du PDP.
Les critiques sont venues du côté des autres grands partis et de quelques experts. Ils rappellent que le président Chen Shui-bian, en prenant la tête du PDP, risque de confondre les intérêts du pays avec ceux de sa formation politique, et ils lui reprochent de s’engager dans la même voie que le Kuomintang autrefois.
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