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Prenant acte des travers de la culture politique locale, la commission de réforme du gouvernement, un organisme sous tutelle du président de la République, a récemment émis l’idée de doter le Yuan législatif d’un comité d’ethique chargé de contrôler le comportement et l’intégrité des députés, dans le cadre d’une étude détaillée qui sera finalisée à la fin du mois.
Ce comité d’éthique, estime le juriste Hsu Tsung-li, un membre de la commission de réforme, permettrait d’éliminer les politiciens corrompus qui se livrent à des activités – financières notamment – incompatibles avec leur position d’élu parlementaire. Plusieurs députés, note l’universitaire, sont par exemple actuellement membres de comités de direction de sociétés d’investissement. C’était d’ailleurs le cas du célèbre ex-député sans étiquette Lo Fu-chu, qui est propriétaire de la société d’investissement Dahsin, et a récemment été condamné pour malversation.
Il existe bien un comité de discipline au sein de la législature, remarque Hsu Tsung-li, mais celui-ci reste en général silencieux sur les affaires financières suspectes, même s’il a suspendu Lo Fu-chu pendant six mois l’année dernière parce qu’il avait frappé une collègue au visage en pleine séance parlementaire.
Hsu Tsung-li suggère que tous les élus soient tenus de déclarer les donations politiques dont ils bénéficient, pas seulement lorsqu’ils sont en campagne comme le prévoit la loi actuelle, mais également une fois entrés en fonction. Le contrôle des fonds des politiciens serait confié à la commission centrale des Elections qui, pour les besoins de cette mission, serait étoffée et transformée en un organisme indépendant.
Les propositions du juriste ont été reprises par un autre membre de la commission de réforme, le baron de l’informatique Stan Shih, président de la société Acer, qui voudrait voir les donations politiques publiées sur Internet.
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