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Une proposition de loi surprenante préparée par Lin Chia-lung, un membre du Conseil national de sécurité, prévoyant qu’à l’issue d’une élection présidentielle, le candidat élu dispose de pouvoirs élargis avant même d’avoir été investi, semble ne pas avoir les faveurs des législateurs.
Le texte, présenté par la commission de Recherche, de Développement et d’Evaluation, aurait pour objectif de faciliter la transition entre deux équipes politiques. Il prévoit une réduction de la période de transition, qui passerait d’un peu plus de deux mois actuellement à trente jours seulement. Surtout, avant même la passation des pouvoirs, le candidat élu aurait la possibilité de geler les politiques ou les budgets décidés par son prédécesseur.
En outre, avant même de prendre fonction, le président élu pourrait exiger que lui soit communiqué n’importe quel document officiel – minutes de réunions, correspondances… – et inspecter n’importe quelle agence de l’Etat.
Pour l’assister dans son travail préparatoire dans cette période de transition, le futur président se verrait attribuer des bureaux, du personnel et un budget spécifiques. Il pourrait ainsi passer en revue une liste détaillée de documents et budgets avant même de prendre les rênes du pouvoir.
La proposition a d’ores et déjà suscité de vives critiques de la part de certains députés, qui la jugent absolument inconstitutionnelle dans la mesure où elle remet en question non seulement les pouvoirs du président sortant, mais aussi ceux du Yuan législatif.
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