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A cinq semaines des élections de décembre, qui verront entre autres l’affrontement de l’actuel maire Kuomintang (KMT) de Taipei, Ma Ying-jeou, candidat à sa propre succession, et du candidat démocrate-progressiste Lee Ying-yuan, la campagne reste centrée sur les attaques politiques superficielles.
Hier, lors d’un meeting de campagne, Lien Chan, le président du KMT, s’en est pris au président de la République, Chen Shui-bian, l’accusant de consacrer trop de temps à soutenir les poulains de son parti et pas assez aux affaires de l’Etat. Il a poursuivi en disant que le chef de l’Etat avait l’habitude de « jouer la carte ethnique » et « d’opposer les provinces entre elles », et qu’il aimait aussi se servir de « l’idéologie de l’indépendance ».
Deux jours auparavant, c’est Chen Shui-bian qui avait mis en doute le patriotisme de Ma Ying-jeou, parce que celui-ci n’avait « pas le temps de venir s’entretenir avec son président » du voyage qu’il avait effectué à Hongkong, insinuant qu’il préférait discuter avec Tung Chee Hwa, le chef exécutif de la région administrative spéciale de Hongkong. Ma Ying-jeou s’est immédiatement défendu de ces accusations, expliquant qu’il avait rendu compte au président de son voyage à Hongkong en plusieurs occasions.
James Soong, le président du Parti pour le peuple, une autre formation de l’opposition, a lui aussi lancé quelques piques à ses adversaires politiques, disant que l’administration Chen fait de la « gestion de troisième classe ».
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