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Le faible nombre de haut-parleurs montés sur des camionnettes, annonçant de manière tapageuse le programme d’un candidat dans les rues de la capitale ou de Kaohsiung, ou encore la quasi-absence d’affiches, de fanions et d’étendards semblent être une anomalie en cette période de campagne électorale.
Plusieurs médias ont attribué cette baisse d’éclat au ralentissement économique que traverse l’île, expliquant que le public, préoccupé par des soucis quotidiens liés à une diminution de son pouvoir d’achat, appréciait beaucoup moins les exubérances traditionnelles en temps d’élection.
Victimes de cette morosité, les candidats ont eux aussi mis un bémol à leur ardeur habituelle, sachant qu’il leur sera peut-être difficile, si la tendance persistait, de tenir des promesses trop audacieuses.
A Kaohsiung, le maire sortant, Frank Hsieh, candidat pour un second mandat, s’est vu reproché par ses trois rivaux le « luxe » de son quartier général de campagne qui jure avec les difficultés économiques du moment.
A Taipei, selon une première estimation, les candidats à la mairie et à l’assemblée municipale n’auraient commandé de fanions et de tee-shirts à distribuer dans les meetings que pour le quart ou le tiers environ du chiffre atteint il y a quatre ans lors des précédentes élections.
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