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Michael Kau, le vice-ministre des Affaires étrangères, a essuyé une salve de questions dans l’enceinte parlementaire sur les raisons qui ont poussé le gouvernement à envisager la création d’une fondation pour la promotion de la démocratie.
« Il faut éviter de transformer cette fondation en une arme politique pour l’indépendance de Taiwan, une agence de rémunération politique ou un fonds de financement occulte », a par exemple dit la députée Chiang Yi-wen, du Kuomintang, une formation de l’opposition.
Le projet proposé par le ministère des Affaires étrangères prévoit qu’un tiers des fonds de la fondation soit utilisé pour subventionner les partis politiques à Taiwan, les deux tiers restant devant servir à développer le réseau de relations de Taipei avec les autres démocraties du monde et la coopération avec d’autres organismes du même modèle à l’extérieur de Taiwan.
Répondant aux inquiétudes exprimées par Chen Chi-mai, un député appartenant à la coalition au pouvoir, concernant les conséquences d’un financement de l’Etat sur la stabilité des relations entre partis politiques, Michael Kau a souligné que pour s’assurer de l’impartialité de la fondation, le comité des directeurs serait composé de représentants de tous les grands partis, et que l’organisme fonctionnerait en toute transparence.
Michael Kau a également démenti que l’ancien président du Parti démocrate-progressiste et fervent indépendantiste Peng Ming-min – qui est aujourd’hui conseiller spécial du président de la République – ait été choisi pour diriger la fondation, et que celle-ci ait pour objectif sous-jacent de promouvoir l’indépendance de Taiwan.
Le ministère des Affaires étrangères demande 150 millions de TWD au titre du budget de l’année fiscale 2003 pour créer une Fondation taiwanaise pour la démocratie, qui sera ensuite financée à 40% par l’Etat et à 60% par des fonds privés.
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