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Commentant ce qu’ils ressentent comme une perte de terrain du parti dirigeant parmi les électeurs de « la base », certains experts conseillent chef de l’Etat et au gouvernement de se concentrer sur la réforme plutôt que sur les échéances électorales.
« Quel que soit le soutien apporté par le président Chen Shui-bian et les dirigeants aux candidats du Parti démocrate-progressiste (PDP), il est évident que l’électorat traditionnel du PDP ne s’intéressent pas aux élections municipales de Taipei et de Kaohsiung », affirme par exemple Ku Chung-hwa, le président de la Taipei Society, une fondation de recherche politique. Ce désintérêt, poursuit-il, ne vient pas de la qualité des candidats eux-mêmes, mais plutôt de ce que les électeurs ont « perdu confiance dans le parti. »
Néanmoins, il est difficile dans le cas présent de considérer les élections de ce samedi comme un vote de censure contre l’administration Chen Shui-bian. « Les élections [du 7 décembre] ne concernent que 4 millions de personnes, ce qui laisse les 19 autres millions de Taiwanais sur la touche », dit pour sa part le journaliste Hu Wen-hui.
Ne disposant pas des appuis suffisants, l’opposition n’ose pas se lancer dans un réel vote de censure au Yuan législatif, comme la Constitution lui en donne la possibilité. Cela ne l’empêche pas, note le journaliste, de tirer parti de l’insatisfaction de la population concernant la réforme en cours des caisses de crédit rurales.
En définitive, l’indifférence des électeurs vient de ce qu’ils se sentent impuissants au vu de l’incompétence du gouvernement et de l’irrationalité de l’opposition, conclut Hu Wen-hui.
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