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Selon la presse locale et les observateurs politiques, Ma Ying-jeou est devenu après sa victoire de samedi à la mairie de Taipei le principal challenger du président Chen Shui-bian dans la perspective des présidentielles de 2004. Ma Ying-jeou acceptera-t-il cependant d’abandonner les Taipéiens qui viennent de le réélire pour suivre un destin national ? Il a refusé jusqu’ici de se prononcer sur ce point.
Même si l’on est loin de la sévère défaite promise au Parti démocrate-progressiste (DPP) – le parti au pouvoir parvient à peu près à conserver sa position –, le scrutin des municipalités de Taipei et de Kaohsiung est néanmoins apparu comme un avertissement pour le camp du président de la République dont la popularité personnelle, à mi-mandat, est tombée au plus bas.
Pour Ma Ying-jeou, la victoire à la mairie de Taipei a été large. Réunissant 873 102 voix, le maire sortant progresse de plus de 106 000 voix par rapport à 1998. Il n’arrive cependant pas au million de suffrages, comme son équipe de campagne l’avait espéré.
Quoi qu’il en soit, il se place désormais en favori du camp pan-bleu pour les élections présidentielles de 2004, fort de sa facile réélection à Taipei – il en avait délogé Chen Shui-bian en 1998 – et des sondages qui aujourd’hui le présentent comme le candidat idéal de l’opposition en 2004.
Cela ne sera pas toutefois sans difficulté. S’il entrait en lice, il lui faudrait d’abord s’assurer le soutien de l’ensemble du camp pan-bleu. L’investiture de son parti, le Kuomintang, lui sera nécessaire, ainsi que le soutien du Parti pour le peuple (PFP), la deuxième force d’opposition, afin d’être sûr de réunir un nombre d’électeurs suffisant.
Or, il risque de trouver sur sa route quelques autres personnalités tentées de se lancer elles aussi dans la course présidentielle. On prête, bien sûr, cette intention au président du PFP, James Soong, mais aussi à son homologue du KMT, Lien Chan, deux hommes dont les ambitions présidentielles ont déjà été contrariées par la victoire de Chen Shui-bian en mars 2000.
Lien Chan et James Soong devraient se rencontrer dans les jours prochains afin de fixer les grandes lignes d’une stratégie commune aux deux grandes formations d’opposition dans la perspective de 2004.
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