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De retour d’un voyage aux Etats-Unis, Frank Hsieh, le maire de Kaohsiung, s’est défendu d’avoir soutenu la candidature de Chu An-hsiung à la présidence de l’Assemblée municipale de Kaohsiung, ou encore détourné, pour financer sa réélection en décembre dernier, des fonds donnés par un temple.
Après une semaine passée aux Etats-Unis, Frank Hsieh est retourné à Kaohsiung pour se trouver confronté à un barrage d’accusations, dans la foulée de l’énorme scandale de l’élection à la présidence de l’Assemblée de sa ville, impliquant plus de la moitié des députés municipaux qui auraient touché d’importantes sommes en liquide en échange de leur vote en faveur de Chu An-hsiung, une figure politique controversée.
Un très haut responsable de la mairie de Kaohsiung, Wang Wen-cheng, par ailleurs un proche de Frank Hsieh, aurait servi d’intermédiaire dans cette sordide affaire d’achat de suffrages. Une dizaine de députés à l’Assemblée municipale ont déjà reconnu avoir pris de l’argent, espérant en échange de leurs aveux une immunité ou la clémence des juges.
S’expliquant hier devant la presse, le maire démocrate-progressiste de Kaohsiung, qui n’avait pas donné de consignes strictes pour le vote du 25 décembre, a affirmé qu’il avait téléphoné, cinq jours avant le scrutin, à plusieurs députés municipaux de son camp en leur déconseillant de voter pour Chu An-hsiung. Pour appuyer ses dires, Frank Hsieh a présenté à la presse un relevé téléphonique. Quant à l’implication éventuelle de Wang Wen-cheng, il affirme n’en rien savoir.
Enfin, dans l’affaire du temple, Frank Hsieh a admis avoir reçu 2,8 millions de TWD de contributions, une somme qu’il a cependant transférée début novembre dans les caisses de son parti, ne gardant pas un sou pour lui-même ou pour financer sa propre campagne électorale, ce qui le blanchit complètement. Le secrétariat général du Parti démocrate-progressiste a confirmé avoir reçu l’argent en question.
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