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Après avoir procédé à une évaluation des conséquences d’une modification du système actuel, le Yuan des examens a décidé de conserver le taux de 18% servi aux fonctionnaires à la retraite sur leur capital de départ ou leur pension, du moins à ceux qui sont entrés dans la fonction publique avant le 1er juillet 1995.
Le privilège dont bénéficient actuellement environ 339 000 fonctionnaires à la retraite avait été dénoncé en novembre de l’année dernière par Lee Ching-hsiung, qui appartient à ce même organe de l’Etat et est membre de l’Union solidarité Taiwan (TSU) : il y voyait une injustice criante vis-à-vis du reste de la population, dont les comptes en banque ne sont rémunérés qu’aux alentours de 2%.
Qui plus est, affirmaient les détracteurs de ce taux préférentiel, les bénéficiaires seraient en majorité des waishengren, ces immigrants du continent arrivés vers 1949 avec Tchang Kaï-chek, et donc des proches du Kuomintang.
Chu Wen-hsien, le secrétaire général du Yuan des examens, estime qu’il serait peu prudent de modifier les dispositions existantes de but en blanc, car en l’absence d’autres sources de revenus, ces retraités dépendent souvent de ces intérêts servis sur leur retraite pour survivre. D’autres hauts responsables remarquent que le nombre des fonctionnaires pouvant prétendre à cet avantage est en diminution et que la question finira par disparaître d’elle-même.
La réaction ne s’est pas fait attendre au TSU, le député Chen Chien-ming avertissant que sa formation demanderait une réduction du budget alloué au Yuan des examens pour l’année fiscale 2004, et insinuant que le Parti démocrate-progressiste au pouvoir cherche par cette décision à s’assurer les suffrages des fonctionnaires à la retraite.
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