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Lien Chan, le président du Kuomintang (KMT), a confirmé hier que la gestion de la majeure partie des capitaux de l’ex-parti dirigeant serait confiée, comme il avait été annoncé il y a quelques mois, à une institution financière étrangère – le Crédit Suisse – et que la formation politique cesserait toutes opérations à but lucratif. Le Comité de gestion des entreprises du parti sera en conséquence démantelé.
L’effet d’annonce tient au montant actuel des avoirs du parti : pour la première fois, un compte-rendu détaillé a été présenté en réunion du Comité central permanent, montrant que ceux-ci n’étaient plus que d’environ 33 milliards de TWD (1 EUR = 37,01 TWD), contre près de 72 milliards de TWD en 2000, lorsque Lien Chan a pris la direction du parti à la suite de son échec aux présidentielles.
Le Kuomintang fut longtemps considéré comme le parti le plus riche du monde, et on lui attribuait la fortune colossale de 100 milliards de TWD jusque vers la fin des années 90.
Certains membres en vue du KMT affirment que les fonds manquants ont été détournés lorsque Lee Teng-hui était à la tête du parti, et Liu Tai-ying à celle du Comité de gestion des entreprises. Chang Che-chen, le directeur général du Comité d’administration et de gestion du parti, signale notamment les deux énormes erreurs qu’ont été les investissements réalisés par l’ancien trésorier dans l’immobilier, avec la firme Hanyang Construction accumulant à elle seule 6,5 milliards de TWD de pertes, et la firme Zanadau Development Corp. 900 millions.
Dans le camp de la majorité, on dénonce cette restructuration comme une diversion visant à exonérer Lien Chan d’une gestion catastrophique qui n’a pu se faire qu’avec son aval, étant donné son statut actuel et passé au KMT.
De plus, souligne-t-on au Parti démocrate-progressiste (DPP), le KMT n’a pas fait toute la lumière sur l’origine de sa fortune. Les biens acquis par des procédés illégaux doivent être rendus à leurs véritables propriétaires, exige par exemple Chen Ching-chun, le chef de file du groupe parlementaire du DPP.
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