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Les notes personnelles de Chiang Ching-kuo, le fils de Tchang Kaï-chek, qui a succédé à son père à la présidence du Kuomintang (KMT) en 1975 et dirigé le pays de 1978 jusqu’à sa mort en 1988, seront publiées bientôt. Tentant de raviver la mémoire de Chiang Ching-kuo, dont on a marqué le 13 janvier le 15e anniversaire de la mort, le KMT est parvenu à convaincre la famille de l’homme d’Etat de publier des carnets de notes qui lui ont appartenu.
L’ex-parti au pouvoir avait récemment demandé à Chiang Fang Chih-yi, la veuve d’un des trois fils de Chiang Ching-kuo, de rendre publics ces documents personnels qu’elle a précieusement conservés jusqu’ici. Elle vient d’accepter, à condition que leur contenu ne soit pas détourné. Il y a longtemps que les historiens s’intéressent à ces carnets qui pourraient aider à jeter un regard nouveau sur une période charnière dans le développement politique de Taiwan.
Il existe aussi une autre motivation peut-être plus politicienne derrière cette volonté de faire revenir le fils de Tchang Kaï-chek sur le devant de la scène. En effet, Lee Teng-hui, l’ancien homme fort du pays, qui a lui-même succédé à Chiang Ching-kuo à la tête de l’Etat et du KMT, a publié en mars dernier un ouvrage réexaminant ses relations avec son prédécesseur. La publication de ces carnets pourraient arriver comme une forme de réplique du KMT à Lee Teng-hui, les relations entre cette formation et son ancien homme fort s’étant terriblement dégradées.
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