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Si la plupart des experts et des professionnels des médias se félicitent de la volonté de mettre fin à l’influence du gouvernement, de l’armée ou des forces politiques sur les médias, certains n’en sont pas moins dubitatifs sur le succès de la mesure qu’ils assimilent à une manœuvre politicienne.
La révision, discutée en première lecture en décembre, prévoit notamment d’interdire à toutes les personnes appartenant à l’administration ou au gouvernement, ainsi qu’à celles qui disposent d’une fonction élective ou d’une responsabilité au sein d’un parti politique, de détenir un poste de direction ou des parts dans un organe de presse.
La mesure ne fait pas l’unanimité, et on entend dire que le camp au pouvoir s’en sert pour recueillir des votes dans la perspective des élections présidentielles de l’année prochaine. Une autre solution avancée est de ne rien faire en laissant tout simplement jouer les mécanismes du marché. « Si un auditeur, un lecteur trouve un média trop engagé politiquement, il peut toujours en changer », disent certains.
Car si les amendements en discussion sont adoptés, expliquent les professionnels, cela ne garantit en rien une presse libre de toute influence ou de toute manipulation parce qu’« il est toujours facile de tirer les ficelles en coulisse ».
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