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Lee Ching-hua, le député d’opposition qui il y a trois jours a accusé Eugene Chien, le ministre des Affaires étrangères, d’avoir eu un rôle trouble dans l’affaire des achats de frégates Lafayette, a tenté hier de faire marche arrière.
Vendredi, Lee Ching-hua, qui appartient au Parti pour le peuple, avait d’abord attaqué le chef de la diplomatie au sujet de connections suspectes qu’il lui prêtait avec le marchand d’armes Andrew Wang, recherché dans le cadre de la vente des frégates Lafayette en 1992. Au moins un assassinat est lié à cet énorme contrat d’armes dans lequel des pots-de-vin de plusieurs centaines de millions de dollars américains ont été versés.
Pour étayer ses attaques, le député s’était appuyé sur l’extrait d’un ouvrage publié il y a deux ans par Hau Pei-tsun, le Premier ministre au moment de la conclusion du contrat d’armes. Celui-ci indique qu’Andrew Wang aurait mené à l’époque des activités de lobbying auprès de députés, parmi lesquels Eugene Chien, Hau Pei-tsun ajoutant à la phrase suivante que lui-même n’avait jamais plié devant les « forces du mal » alors à l’œuvre.
Or, ce passage du livre qui après avoir servi de fondement aux attaques de Lee Chin-hua – celui-ci avance que les « forces du mal » évoquées auraient inclus Eugene Chien –, a fait l’objet samedi d’une clarification de son auteur, celui-ci réfutant dans un communiqué l’interprétation du député.
Contredit par l’ancien Premier ministre, Lee Ching-hua a donc tenté hier de revenir en arrière sur ses accusations, alors que les avocats du ministre des Affaires étrangères le menacent d’un procès en diffamation.
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