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Rompant l’apparent consensus de la classe politique insulaire sur un soutien inconditionnel à Washington, quarante-quatre députés de tous horizons ont signé un communiqué exhortant le gouvernement à revoir sa position sur le projet américain de guerre contre l’Irak et de ne pas se laisser manipuler comme un pion sur l’échiquier international.
Les arguments développés par Chien Hsi-chieh, l’initiateur de la protestation – qui est aussi le directeur de Peacetime Foundation of Taiwan –, sont d’abord axés sur les conséquences humanitaires et économiques d’un conflit armé au Moyen-Orient.
Citant des statistiques de l’Organisation des nations unies (ONU), Chen Hsi-chieh rappelle qu’à 80%, les victimes de la guerre sont des femmes et des enfants. Il note également le coût exorbitant de l’offensive, estimé entre 100 et 200 milliards d’USD, des fonds qui, dit-il, seraient suffisants pour assurer l’alimentation en eau potable des pays sous-développés pendant 30 à 60 ans.
L’autre argument repris par les députés, qui est en général le premier avancé ici par les opposants à la guerre sans approbation de l’ONU, c’est qu’elle affaiblirait par contre-coup la position de Taiwan vis-à-vis de la Chine. Si le monde laisse les Etats-Unis partir en guerre contre l’Irak sans l’aval de l’organisation, rien n’empêchera la Chine de faire de même avec Taiwan, affirme par exemple la députée sans étiquette Sissy Chen.
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