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Le groupe parlementaire du Parti démocrate-progressiste (DPP) s’apprête à déposer un projet de révision de la législation statuant sur la responsabilité des élus, dans la foulée du scandale à l’Assemblée municipale de Kaohsiung dont le président, le vice-président et une bonne partie des membres sont impliqués dans une énorme affaire d’achats de vote.
Si les deux têtes de l’assemblée ont été placées en détention pour les besoins de l’enquête, la trentaine de députés municipaux mêlés à l’affaire qui a éclaté fin décembre conservent, eux, leur siège et leurs prérogatives, tant qu’ils n’auront pas été déclarés coupables à la suite d’une procédure de justice très complexe.
C’est justement cette disposition, et une autre qui veut qu’un élu ne puisse être suspendu durant la première année de son mandat, que les députés du parti au pouvoir aimeraient voir modifier. Ils s’étonnent en effet que les membres de l’assemblée municipale qui ont trempé dans ces malversations soient encore en place, ce qui contribue à forger une très mauvaise image de la politique dans la grande ville portuaire du sud.
L’Assemblée municipale de Kaohsiung entamera sa première session le 31 mars. Chu An-hsiung, le président en titre, peut toutefois depuis sa cellule déléguer ses pouvoirs à condition que les procureurs autorisent ses avocats à faire la navette entre la prison et le siège de l’assemblée, afin d’effectuer les formalités nécessaires. Si cette faveur n’est pas accordée, les députés municipaux devront élire un président provisoire qui sera leur doyen dans le cas où ils ne parviendraient pas à se mettre d’accord.
On s’attend à ce que 33 des 44 membres de l’Assemblée municipale soient bientôt mis en examen et parmi les 11 députés qui ne sont pas impliqués, 6 sont de nouveaux arrivés qui ne sont pas encore familiarisés avec les procédures de leur institution, ce qui pourrait poser problème dans le futur. Le personnage au cœur de l’affaire, Chu An-hsiung, a été condamné il y a quelques semaines à 22 mois de prison mais a fait appel.
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