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Le Premier ministre s’est prononcé hier en faveur du vote d’une loi sur les référendums, lorsque l’intérêt public est en jeu, et s’est engagé à faire de Taiwan une île sans nucléaire.
« Puisqu’il existe un consensus entre les forces politiques au pouvoir, celles dans l’opposition et les militants antinucléaire pour éliminer le nucléaire dans le pays, le Cabinet a décidé de faire de ce principe son objectif ultime », a déclaré Yu Shyi-kun.
La possibilité d’organiser un référendum sur l’avenir de la quatrième centrale nucléaire dans le courant de l’année prochaine sera attentivement étudiée, a précisé le chef du gouvernement, à condition que ce genre de scrutin ne suscite pas de confrontation politique ou une quelconque instabilité sociale.
Le président Chen Shui-bian avait fait de ces questions des thèmes majeurs lors de la campagne électorale qui l’a porté au pouvoir en 2000. Le Parti démocrate-progressiste semble donc les reprendre aujourd’hui, et son groupe parlementaire s’est lancé dans la bataille, notamment sous la pression de Lin I-hsiung, un ancien président de la formation et un fervent militant antinucléaire.
Ce dernier a contribué à la relance du débat en multipliant récemment les interventions médiatiques – il participait hier, en compagnie de 80 militants, à une manifestation organisée devant le siège du Cabinet – visant à rappeler au président de la République ses promesses d’il y a trois ans.
Lin I-hsiung, pour mieux se consacrer à son combat contre le nucléaire, a quitté le DPP mais continue de jouir d’une très forte popularité au sein de sa formation d’origine.
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