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Le président Chen Shui-bian a déclaré hier que le voyage qu’effectuerait Lien Chan en Chine, s’il était élu l’année prochaine à la présidence de la république, équivaudrait tout simplement à une « reddition ». Un tel déplacement ne serait en effet possible, selon le chef de l’Etat, qu’après avoir cédé au principe de la Chine unique imposé par Pékin.
Concluant le congrès national du Kuomintang qui vient de lui accorder l’investiture pour les présidentielles de mars 2004, Lien Chan a promis dimanche d’effectuer un « voyage de la paix » sur le continent, en cas de succès aux élections.
Le chef de l’Etat n’a pas attendu pour lui rétorquer – sans le nommer personnellement – que les autorités chinoises, qui ne reconnaissent ni la souveraineté de l’île ni la légitimité de son président élu au suffrage universel, ont toujours affirmé qu’elles ne recevraient aucun dirigeant taiwanais en exercice.
Ce voyage est impossible, a continué Chen Shui-bian, à moins que le nouveau président de la République n’accepte préalablement le principe de la Chine unique et la formule de réunification « un pays, deux systèmes » prônés par Pékin. Un tel revirement politique constituerait pour le chef de l’Etat en exercice une véritable reddition.
«Je ne crois pas à l’élection d’une certaine personne qui [promet], une fois élue, de nier immédiatement [l’existence de] notre nation », s’est exclamé Chen Shui-bian.
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