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Le débat sur la nécessité d’établir une banque nationale d’empreintes digitales est réapparu, les grandes forces politiques au Yuan législatif s’affrontant à nouveau sur la question. Le Parti démocrate-progressiste vient en effet de décider de soutenir le projet gouvernemental visant à supprimer la législation qui impose aux citoyens de donner leurs empreintes digitales en échange de l’obtention d’une nouvelle carte d’identité.
Il s’agit, pour les députés du DPP, d’éviter les abus et les entorses aux droits de l’homme que ne manquerait pas de créer cette mesure, disent-ils, si elle était effectivement appliquée. Non à « Big Brother », a-t-on entendu déclarer parmi les opposants à la mesure, surtout que la tendance internationale semble aller dans le sens de la suppression des banques d’empreintes.
Enfin, fait-on remarquer dans le camp au pouvoir, l’avantage qui en est retiré sur le plan de la lutte contre la criminalité – qui a motivé l’adoption de la loi à l’origine – n’est pas évident, puisque seulement 1% des affaires criminelles est élucidée grâce aux empreintes digitales.
L’aspect financier n’est pas négligeable non plus, continuent les opposants à la mesure, puisque la constitution d’une banque de données efficace coûterait des sommes astronomiques, auxquelles il convient d’ajouter les dépenses supplémentaires pour l’équipement et les logiciels fournis à la Police pour les exploiter.
Les députés de l’opposition, notamment au Kuomintang, voient les choses d’un autre œil. Ils considèrent que l’avantage pour la société est réel, lorsqu’il s’agit, par exemple, d’identifier des personnes âgées souffrant de troubles de la mémoire ou encore les corps de victimes d’une catastrophe aérienne. Le problème n’est pas la banque d’empreintes en elle-même, assure les partisans de la mesure, mais la façon dont elle sera gérée et les restrictions concernant son accès.
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