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Une troisième force politique nationale paraît en gestation après que divers groupes engagés dans la défense des droits des minorités ont décidé ce week-end un rapprochement dans le but de former l’Alliance pour l’équité et la justice, sous la direction de Chien Hsi-chieh, un ancien député du Parti démocrate-progressiste (DPP).
Surnommée l’alliance pan-violet, le nouveau mouvement prône avant tout la justice sociale et pourrait bien semer le trouble dans les rangs du DPP dans la mouvance de laquelle se situaient ses membres avant de fonder leur propre mouvement hier.
Certains prêtent même l’intention à l’alliance, qui reprend les grandes idées sociales du DPP en lui reprochant de les avoir négligées, de vouloir investir un candidat – le nom de l’ancien président du DPP Lin Yi-hsiung est cité – dans la perspective des prochaines présidentielles.
Si tel était le cas, on assisterait alors à une scission au sein du camp pan-vert – DPP et Union solidarité Taiwan – face à un camp pan-bleu – Kuomintang et Parti pour le peuple – qui, lui, en revanche, s’efforce de resserrer les rangs afin de présenter une candidature unique en mars 2004.
La nouvelle alliance a demandé au gouvernement de clarifier sa politique en matière d’allocations de vieillesse et d’allocations pour les handicapés, ainsi que de créer une agence en charge de la protection des droits des travailleurs étrangers et des immigrants, en particulier pour les conjoints étrangers de ressortissants taiwanais et leurs enfants.
Plusieurs grands syndicats ou associations reconnues pour leur travail social participent à l’Alliance de l’équité et de la justice. On peut citer notamment Peacetime Foundation of Taiwan, l’Association nationale des enseignants, Awakening Foundation, Eden Social Welfare Foundation, le Front du travail de Taiwan et la Fédération nationale des syndicats d’employés de banques.
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