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Lors d’une audience au Yuan législatif à l’occasion de sa prise de fonction, Weng Yueh-sheng, le président du Yuan judiciaire, a tenté de calmer les esprits après les manifestations du week-end dernier. Pour modifier l’appellation officielle du pays, il faut d’abord amender la Constitution, a-t-il souligné, et cette prérogative appartient aux législateurs.
Reconduit pour quatre ans à la tête de cette haute instance de l’Etat, Weng Yueh-sheng a souligné qu’il était de son devoir de sauvegarder la République, et donc la Constitution. Bien que respectant la liberté d’expression de l’ancien président Lee Teng-hui, il ne peut donc souscrire à son opinion quand celui-ci affirme que la République de Chine n’existe plus.
Cheng Chung-mo, le vice-président du Yuan judiciaire, lui aussi soumis aux questions des législateurs à l’occasion de son investiture, a adopté la même position que Weng Yueh-sheng : la République de Chine existe, et toute modification de son titre ou de son drapeau nécessite une révision de la Constitution.
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