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Un texte de loi préparé par la commission d’Etat de la Culture stipule que le pays n’aura pas de langue officielle unique, chaque administration pouvant utiliser la langue de son choix parmi celles couramment parlées dans l’île.
Complétant deux législations de protection des langues minoritaires, l’une concernant le hakka et l’autre les langues aborigènes, la Loi du développement des langues nationales en préparation a pour objectif de sauver d’une disparition certaine les langues aborigènes les moins usitées et d’instaurer davantage d’égalité avec et entre les différents dialectes du chinois.
Bien que la Constitution ne contienne aucune mention d’une langue officielle de la République, dans la pratique, c’est le chinois mandarin qui a toujours prévalu. Si cette politique a d’une certaine manière facilité les communications orales entre groupes de population, elle a eu pour résultat de faire reculer, voire disparaître, une partie de l’héritage linguistique de l’île.
Comme les autorités locales au niveau du hsien auront le droit de choisir leurs langues d’usage, la loi prévoit que chaque région en utilise couramment au minimum deux. Au niveau gouvernemental, le choix de la langue utilisée en public, par exemple pour un discours, sera laissé à l’intervenant.
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