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Une nouvelle Constitution, c’est ce que veut le président de la République d’ici environ trois ans, en tout cas avant que la formation qu’il dirige, le Parti démocrate-progressiste (DPP), ne fête son vingtième anniversaire.
Dimanche, le DPP célébrait sa fondation il y a dix-sept ans, et c’est devant une foule de sympathisants et de militants réunis à Taichung pour l’occasion que Chen Shui-bian a déclaré qu’il pousserait d’ici à 2006, avec ses concitoyens, pour l’adoption d’une nouvelle Constitution.
Pour cela, il faudra que le DPP conserve non seulement la présidence de la République lors des élections présidentielles de mars 2004, mais qu’il obtienne aussi une majorité des sièges au Yuan législatif, un double succès que le chef de l’Etat a appelé de ses vœux. Dans cette configuration idéale, il a promis de réaliser son troisième objectif qui est de formuler et d’adopter une législation sur les référendums.
Egalement présent pour cette grande fête du DPP, le secrétaire général de la présidence de la République, Chiou I-jen, a expliqué que l’opposition et l’ensemble des forces du pays seraient associées à l’élaboration de la nouvelle Constitution, laquelle ne revient pas forcément à changer le nom du pays, selon lui.
En tout cas, la remarque présidentielle a provoqué une volée de critiques de la part du camp opposé qui voit en elle « la mise en place d’un agenda pour l’indépendance de Taiwan », des députés promettant de ne jamais « danser sur l’air du DPP ».
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