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Le président Chen Shui-bian a réitéré hier ses appels en faveur d’une nouvelle Constitution, sans donner pour autant plus de détails sur ses intentions sinon que la décision finale concernant ces changements reviendrait aux Taiwanais.
S’exprimant durant le week-end à l’occasion du 17eanniversaire de la formation qu’il dirige, le Parti démocrate-progressiste (DPP), le chef de l’Etat a donné naissance à une polémique en souhaitant l’adoption d’une nouvelle Constitution d’ici à 2006.
Sa déclaration a suscité de vives réactions dans les rangs de l’opposition qui lui reproche de se saisir de la question pour remettre en cause le statut de Taiwan et promouvoir son indépendance dans un but électoraliste, alors que se profile le scrutin présidentiel de mars 2004.
Balayant les critiques, le chef de l’Etat a demandé hier à ses détracteurs de ne pas mêler l’indépendance de l’île à la question de la réforme des institutions qu’il assimile à un renforcement de la démocratie, dans le seul but d’aider Taiwan et sa population à mieux faire face aux défis du XXI e siècle.
Précisant qu’il ne se livrerait de toute façon à aucun changement constitutionnel sans l’accord de ses concitoyens, il propose de les consulter directement en dernier ressort, par le biais notamment d’un référendum.
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