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S’ils ont adopté hier le traité de libre échange avec le Panama, les députés ne sont cependant pas parvenus à se mettre d’accord sur trois autres textes de loi dont le vote a été repoussé, en raison des dissensions entre les deux grandes forces politiques représentées au Yuan législatif.
C’est que le Parti démocrate-progressiste (DPP), qui appartient au camp panvert, insiste pour que les trois textes soient votés ensemble, ce que refuse l’opposition réunie dans le camp panbleu. Si celle-ci est d’accord avec le parti au pouvoir sur la formulation de deux de ces textes, elle s’oppose en revanche totalement aux termes du troisième qui porte sur la durée de résidence imposée aux conjoints continentaux avant qu’ils puissent obtenir leur naturalisation ici.
Actuellement, un délai de huit ans est nécessaire à un ressortissant chinois pour obtenir la carte nationale d’identité. Une douzaine de législateurs du DPP voudrait porter ce délai à 15 ans, tandis que les députés de l’Alliance solidarité Taiwan (TSU), qui leurs sont associés au sein du camp panvert, refusent que les citoyens chinois obtiennent la nationalité.
Les députés DPP expliquent que 200 000 conjoints chinois séjournent déjà dans l’île et que 60% d’entre eux ont pu ou pourront demander leur naturalisation si le délai de huit ans est maintenu. Si toutes ces personnes une fois devenues taiwanaises faisaient venir leur famille dans l’île, s’inquiètent les législateurs DPP, cela pourrait poser un grave problème non seulement social mais aussi en termes de sécurité nationale.
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