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Bien qu’aucun détail n’ait encore été fixé sur le déroulement des funérailles de Soong May-ling, aux Etats-Unis, et de la cérémonie qui sera organisée à sa mémoire à Taipei, l’office de la présidence de la République a confirmé que l’événement aurait un caractère « national » et que le drapeau flottant sur le Palais présidentiel serait mis en berne.
Joseph Wu, le porte-parole de la présidence, a indiqué hier que Chen Shui-bian se rendrait directement à la résidence de la défunte à Manhattan, à son arrivée aux Etats-Unis le 31 octobre, afin de « rendre hommage à Madame Tchang Kaï-chek pour sa contribution remarquable à la République de Chine ».
Il est probable que le programme du voyage du chef de l’Etat ne lui permettra pas d’assister aux funérailles proprement dites, qui pourraient être repoussées à la fin de la première semaine de novembre. Chen Shui-bian fera étape du 31 octobre au 2 novembre à New York, en route pour le Panama où il participera aux cérémonies du 50e anniversaire de l’indépendance.
La famille de la défunte n’a pas encore donné sa réponse quant à la proposition de Chen Shui-bian de lui remettre solennellement un drapeau de la République de Chine destiné à couvrir le cercueil de Soong May-ling.
La presse locale avait fait état de réactions mitigées au sein de la famille Soong concernant la présence éventuelle du chef de l’Etat, connu pour ses convictions indépendantistes, à l’inhumation de la veuve de Tchang Kaï-chek. Chiang Fang Chih-yi, la veuve du petit-fils de Chiang Hsiao-yung, un petit-fils du généralissime, pense par exemple que Soong May-ling n’aurait pas approuvé. « Je crois qu’elle n’aurait pas voulu qu’un président qui ne reconnaît pas la République de Chine vienne envelopper son cercueil du drapeau national », a-t-elle déclaré à la presse new-yorkaise hier.
Pendant ce temps à Taipei, un troisième autel a été dressé à la mémoire de Soong May-ling, dans le mémorial Tchang Kaï-chek, et le Kuomintang s’active à préparer ses propres hommages à la disparue.
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