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Le référendum semble en passe de devenir le moyen privilégié pour les habitants des petites communes d’exprimer un mécontentement, quel qu’il soit, ou plus spécialement une opposition à une décision administrative centrale.
Les habitants de Hsiaokang, dans un arrondissement de Kaohsiung, qui refusent la mise en service d’un incinérateur de déchets médicaux construit dans cette circonscription, ont organisé hier un référendum local pour signifier leur hostilité au projet.
Mobilisés en nombre (plus de 60% de taux de participation), les riverains se sont prononcés à 98% pour le « non ». Ce résultat est certainement un élément en faveur des opposants au projet, bien qu’il n’ait aucune valeur légale.
Forme de démocratie directe, ce type de consultation populaire, réclamé depuis longtemps au niveau national mais initié localement depuis peu et sans cadre juridique, tend à se multiplier. Le scrutin de Hsiaokang était en effet le quatrième organisé au niveau local ces derniers mois.
En septembre, les habitants de Pinglin, dans le hsien de Taipei, ont été consultés au sujet d’une rampe d’accès à l’autoroute voisine, qu’ils exigent, mais qui leur est refusée pour des raisons environnementales. Le même mois, ce fut au tour des habitants de Linai, dans le hsien de Yunlin de se prononcer pour ou contre la révocation de leur maire.
En octobre, les habitants de Chichi, dans le hsien de Nantou, ont également marqué leur refus concernant l’implantation d’un incinérateur dans leur commune par un référendum local.
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