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A l’occasion du débat télévisé en direct durant lequel les deux candidats à la présidence de la République se sont affrontés samedi, la question des relations avec la Chine a servi une fois de plus aux deux adversaires à souligner leurs profondes divergences.
Le chef de l’Etat, Chen Shui-bian, n’a pas caché son hostilité vis-à-vis des autorités de l’autre rive, tandis que son rival, le président du Kuomintang, Lien Chan, se montrait plus conciliant à leur égard.
« Ne vous méprenez pas en considérant ce pays ennemi comme votre terre d’origine. Ne vous faites aucune illusion au sujet de la Chine, a insisté Chen Shui-bian, également président du Parti démocrate-progressiste, avant de rappeler la menace constante des missiles chinois et son attachement au référendum comme un moyen de préserver la paix.
Pour Lien Chan, leader du camp panbleu et colistier de James Soong, il faut trouver avec la Chine « une situation mutuellement gagnante », en réunissant les conditions nécessaires pour une paix d’« un demi-siècle ». Le candidat d’opposition s’est également défendu d’être aidé ou utilisé par Pékin, comme le lui a reproché son interlocuteur durant le débat.
Les deux hommes se sont aussi affrontés sur des questions de politique intérieure, Lien Chan attaquant l’équipe démocrate-progressiste au pouvoir sur son bilan et ses erreurs, Chen Shui-bian ravivant, en réponse, le souvenir des affaires de corruption qui ont miné les gouvernements nationalistes dans le passé.
Les sondages d’opinion effectués après le débat télévisé – le premier qui opposait ainsi deux candidats à la présidence de la République – ont révélé que Chen Shui-bian avait paru plus convaincant, sans pour autant que les intentions de vote initiales des téléspectateurs aient vraiment changé.
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