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Les candidats à la présidence de la République se sont affrontés une deuxième fois sur les ondes samedi, la question des relations entre les deux rives du détroit revenant au centre des débats.
« Mon plus grand espoir est un jour, au cours des quatre prochaines années, de serrer la main du président Hu Jintao et de faire la paix », a déclaré le président Chen Shui-bian qui a nié vouloir se lancer dans une course aux armements, assurant tout de même qu’il faudrait renforcer les capacités de défense de l’île.
Son adversaire, Lien Chan, lui a reproché de vouloir mener, en cas de conflit militaire avec la Chine, une attaque sans laisser la place aux négociations. Le président du Kuomintang prône, pour sa part, une « guerre limitée » suivie immédiatement de discussions avec la Chine.
Sur la question du référendum, là encore l’antagonisme entre les deux candidats est apparu plus visible que jamais, le président sortant exhortant ses compatriotes à se prononcer le 20 mars, tandis que Lien Chan indiquait pour la première fois qu’il refuserait de voter.
Les deux hommes ont aussi débattu de l’économie, du droit des femmes et des aborigènes, de l’avenir du service militaire… Chen Shui-bian a proposé à son adversaire de le retrouver sur les ondes télévisées pour deux autres débats, Lien Chan s’abstenant de répondre.
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