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A trois semaines du référendum, deux premiers débats publics ont mis hier face à face des opposants et des partisans de ce scrutin. Les personnalités invitées à débattre, triées sur le volet, ont échangé leurs arguments en direct sur les ondes télévisées, plusieurs universitaires intervenant pour leur poser des questions précises.
Le premier débat – ils ont duré chacun un peu plus d’une heure – a opposé le porte-parole du gouvernement Lin Chia-lung à la députée sans étiquette May Chin, qui représente les communautés aborigènes.
Le visage peint de motifs traditionnels atayal, la députée aborigène a reproché au gouvernement de vouloir augmenter les dépenses militaires pour renforcer les défenses de l’île, au détriment des programmes sociaux concernant en particulier la minorité aborigène et les chômeurs.
Lin Chia-lung a, quant à lui, de nouveau engagé ses concitoyens à prendre part au référendum qu’il juge non seulement légitime mais aussi urgent, en raison des pressions militaires de la Chine. Il a rappelé, pour répondre aux critiques de son adversaire, que les dépenses sociales ont augmenté ces dernières années, tandis que les budgets militaires, au contraire, reculaient.
Durant l’autre débat, qui a immédiatement suivi le premier, Frank Hsieh, maire de Kaohsiung et ancien président du Parti démocrate-progressiste, était confronté à Li Ao, écrivain de renom.
Pour exprimer plus vivement son hostilité au référendum, Li Ao a eu recours au sarcasme en appelant le gouvernement à organiser immédiatement une consultation sur l’indépendance de Taiwan, puisque c’est, selon lui, le souhait caché du gouvernement.
Frank Hsieh a répondu en restant focalisé sur le référendum, expliquant qu’il avait plusieurs buts précis qui sont : montrer aux Chinois l’opposition que suscite ici leur attitude belliqueuse, témoigner de la détermination des Taiwanais à défendre leur terre et faire connaître au monde leur opinion concernant leur avenir.
Plusieurs autres débats, avec de nouvelles personnalités, sont prévus en direct chaque dimanche jusqu’au scrutin, le 20 mars prochain.
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