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Les chances des deux « tickets » présidentiels en présence semblant équivalentes, le scrutin du 20 mars pourrait se jouer sur le nombre d’électeurs résidant outre-mer qui rentreront à Taiwan pour apporter leur soutien à l’un ou l’autre des deux camps, estiment plusieurs politiciens.
C’est par exemple ce que pense Su Tseng-chang, chef du hsien de Taipei et secrétaire général du Parti démocrate-progressiste (DPP), qui évalue la marge entre gagnants et perdants le soir du 20 aux alentours de 3%, et souligne l’importance capitale du vote des Taiwanais d’outre-mer.
Dans les deux camps, on multiplie donc les appels à cette communauté pour qu’elle rentre voter en masse. Déjà, on s’attend à une participation nettement plus élevée, parmi ces électeurs habitant l’étranger, qu’au précédent scrutin présidentiel : en 2000, ils avaient été moins de 3 000 à faire le voyage.
Quant à savoir combien d’entre eux placeront effectivement leurs bulletins dans les urnes, les chiffres diffèrent. Sun Kuo-hua, un député Kuomintang représentant les Chinois d’outre-mer, affirme qu’ils seront 20 000 à voter pour l’Alliance panbleue. Le député Chang Shiow-jen, du DPP, avance pour sa part que pas moins de 25 000 personnes rentreront de l’étranger apporter leur soutien au camp panvert.
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