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Le Yuan législatif va débattre aujourd’hui d’un amendement éventuel à la législation sur les élections, afin de permettre un nouveau décompte des voix, tandis que l’opposition conteste les résultats du scrutin présidentiel du 20 mars.
Les diverses propositions qui sont soumises aujourd’hui aux députés visent principalement à assurer une procédure automatique de recompte des voix en cas de contestation. Celles-ci comporteraient en outre une clause de rétroactivité permettant d’en étendre l’application au scrutin de samedi dernier.
Dès le soir du scrutin, l’opposition a demandé un recompte des suffrages, le camp de Chen Shui-bian, le chef de l’Etat réélu, en acceptant le principe tant que le processus est effectué dans le respect de la loi.
Après avoir demandé l’adoption d’un décret d’urgence – ce à quoi s’est refusé le chef de l’Etat –, les opposants au président de la République ont accepté, en accord avec l’autre camp, de se livrer à une modification de la loi électorale pour permettre le recompte, ajoutant toutefois à leur proposition une clause en forme de condition.
Celle-ci stipule l’annulation d’un scrutin présidentiel lorsque l’un des candidats est blessé ou tué durant les 7 derniers jours de la campagne électorale.
C'est là que le bât blesse, car cette clausse revêtue elle aussi d'un caractère rétroactif permettrait à l'opposition de demander l’annulation de l’élection de la semaine dernière. Il semble donc que cette version de l'amendement ait bien peu de chance de recueillir le soutien du camp vert, celui du président de la République.
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