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Le président de la République ayant donné son accord de principe pour un recompte des bulletins du scrutin du 20 mars, les experts juridiques suggèrent de procéder en deux temps.
Une première phase consisterait à séparer les bulletins valides des autres lors d’un premier recomptage. Les seconds seraient ensuite examinés à nouveau pour déterminer s’ils ont été rejetés avec raison ou non. Les bulletins « litigieux » qui seraient éventuellement mis de côté à l’issue de cette phase seraient alors confiés à la Cour suprême pour une décision finale.
La question qui se pose ensuite est de savoir quelle suite donner à chacun des deux scénarios possibles, c’est-à-dire soit une confirmation de la victoire de Chen Shui-bian et d’Annette Lu Hsiu-lien, soit un renversement du résultat en faveur de Lien Chan et de James Soong. Dans ce dernier cas, les experts sont divisés, les uns estimant que l’élection devrait être annulée et qu’une nouvelle consultation nationale devrait ensuite être organisée, les autres pensant qu’il suffirait de donner la victoire au camp panbleu.
Un autre désaccord s’est fait jour concernant la partie qui doit être tenue responsable au niveau comptable des frais occasionnés par le recompte et, si cela se révélait nécessaire, par l’organisation d’un nouveau scrutin présidentiel. La partie plaignante – en l’occurrence l’opposition – doit-elle assumer les coûts astronomiques du processus, ou bien l’Etat est-il redevable ?
En l’absence de précédent, il est probable que la commission centrale des Elections paiera l’addition, quitte à se retourner vers les perdants à l’issue de l’affaire.
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