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Dans une interview publiée hier dans le quotidien américain Washington Post, le président de la République a expliqué que l’invalidation du référendum qu’il avait voulu était loin de constituer un revers personnel.
En fait, ce serait plutôt le contraire, explique le président Chen Shui-bian qui constate que le nombre de votes à la première question – 7 452 340 voix – était, en chiffre absolu, supérieur à celui des suffrages qu’il a recueillis le même jour lors du scrutin présidentiel – 6 471 970 voix.
En se plaçant dans cette perspective, il n’y a plus aucun doute que le référendum a été bien accueilli, estime le chef de l’Etat qui répond ainsi aux arguments contraires avancés par l’opposition.
Si les règles en vigueur pour l’élection présidentielle avaient été appliquées au vote du référendum, ajoute ensuite le président Chen, celui-ci aurait été adopté, puisque la limite des 50% n’aurait pas été calculée en fonction du nombre d’électeurs inscrits mais en fonction du nombre de suffrages exprimés.
Un autre facteur défavorable a été, selon Chen Shui-bian, la simultanéité des deux scrutins le 20 mars, de nombreux électeurs pensant à exprimer un vote pour l’élection présidentielle mais oubliant de répondre aux deux questions posées dans le cadre du référendum.
Le boycott de la consultation organisé par l’opposition et les menaces de la Chine ont manifestement joué contre le référendum, a ensuite déclaré le président Chen qui n’en a pas moins rappelé que l’expérience avait contribué à renforcer la démocratie dans l’île.
Ni l’une ni l’autre des deux questions posées n’a obtenu un niveau de participation suffisant de la part des électeurs pour permettre la validation du scrutin.
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