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Dans ce qui semble être l’épilogue d’une affaire diplomatique embarrassante, le ministre des Affaires étrangères Mark Chen a annoncé hier qu’il avait offert le poste de représentant de Taiwan à Bruxelles à Chen Chien-jen, qui vient de quitter un poste similaire à Washington.
Annoncée en quelques mots en prélude à une conférence de presse sur la candidature de Taiwan aux Nations unies, la nouvelle a fait sensation dans la mesure où elle semble signifier une sanction pour le vétéran de la diplomatie originellement nommé à Bruxelles, Eugene Chien. Celui-ci a en effet été mis en cause avec plusieurs autres fonctionnaires à la suite d’une série de fautes administratives graves commises par le personnel de la représentation taiwanaise à Londres en février de l’année dernière, alors qu’il était ministre des Affaires étrangères.
A plusieurs reprises, les bureaux londoniens avaient délivré, dans des conditions douteuses, des documents légaux à l’épouse et au fils d’Andrew Wang. L’homme, qui est au cœur de la nébuleuse des frégates Lafayette, est recherché comme témoin dans l’affaire du meurtre du capitaine Yin Chin-feng en 1993, toujours non élucidé.
Sans faire le lien entre la décision de retirer le poste de Bruxelles à Eugene Chien et l’affaire en question, Mark Chen a reconnu que celle-ci avait eu des retombées regrettables sur le ministère et sur la société taiwanaise.
Sans doute est-ce une indication que le fonctionnement du ministère et la direction de la politique étrangère doivent être revus, a-t-il déclaré, d’autant plus que Taiwan doit réagir à l’évolution rapide de l’Union européenne.
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