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Il y a de la réforme dans l’air chez les fonctionnaires, le Premier ministre ayant présenté hier un plan visant à restructurer une administration jugée trop lourde. Il s’agit en particulier de réduire de presque la moitié le nombre des ministères et des commissions d’Etat.
L’idée n’est pas nouvelle, puisqu’elle a été relancée régulièrement depuis 1987, mais il aura fallu la succession de huit Premiers ministres avant qu’elle ne commence enfin à prendre forme. Dix-sept ans d’attente, c’est trop long, et on ne peut plus reculer, a donc déclaré Yu Shyi-kun, en présentant les grandes lignes de son projet de modernisation qu’il juge décisif pour ne pas se laisser distancer sur le plan de la compétitivité mondiale.
Principalement, le nombre actuel de 35 ministères et commissions d’Etat sera réduit à 13 ministères, 4 conseils assurant la coordination des politiques et 5 agences ou offices indépendants. De 2 à 4 nouveaux postes de ministres sans portefeuille seront créés en plus des sept existants, et quatre d’entre eux auront chacun en charge l’un des domaines suivants : le budget, le personnel, l’information et les affaires juridiques.
Une controverse entoure l’avenir de l’actuelle ministère [commission d’Etat] des Affaires continentales et dont le statut serait révisé : elle pourrait ne plus être qu’un simple office dépendant du Cabinet. En fait, il s’agirait davantage de déléguer auprès de chaque administration importante le pouvoir de développer en son sein un propre service distinct en charge des relations avec l’autre rive du détroit.
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