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Une action en justice mise en œuvre par l’opposition à l’issue des présidentielles du 20 mars dernier dans le but de faire annuler celles-ci a été rejetée hier par la Haute cour de justice. C’est la seconde fois que la cour rend un verdict défavorable au camp panbleu, confirmant du même coup la légalité du processus électoral et de son résultat.
Après un recomptage minutieux des voix, la cour a infirmé les allégations du camp panbleu selon lesquelles il y aurait eu plus de 900 000 bulletins douteux. « Seuls environ 3 700 bulletins litigieux ont été identifiés, un chiffre qui n’a pas affecté le résultat des élections », précise le jugement rendu hier.
Un précédent verdict, rendu début novembre, a rejeté le recours en annulation de l’élection de Chen Shui-bian et Lu Hsiu-lien déposé par l’alliance entre le Kuomintang et le Parti pour le peuple. Ce jugement donnait en résultat final une marge de 25 563 voix pour les candidats sortants sur leurs adversaires Lien Chan et James Soong.
Par ailleurs, dans le cadre de cette seconde action en justice, la cour n’a pas trouvé trace de fraude électorale de la part des quelque 180 000 fonctionnaires qui avaient été assignés dans les bureaux de vote, même si des erreurs ponctuelles ont pu être commises, une exonération qui a été accueillie avec satisfaction à la commission centrale des Elections (CEC).
En outre, la cour a jugé que la CEC ne pouvait être accusée d’avoir agi dans l’illégalité en organisant simultanément deux scrutins, l’un pour l’élection du président et du vice-président, l’autre pour un référendum, dans la mesure où celle-ci n’est qu’une agence gouvernementale et qu’il ne lui appartient pas de juger de la constitutionnalité de ce processus.
La cour a également rejeté l’affirmation du camp panbleu selon laquelle la tenue simultanée du référendum et du scrutin présidentiel aurait violé le principe du secret de l’isoloir, rappelant que c’est le camp panbleu qui avait appelé ses propres troupes à boycotter ostensiblement le référendum.
Enfin, les juges n’ont pas validé l’hypothèse du camp panbleu concernant l’influence sur les résultats du mystérieux attentat dont ont été victimes Chen Shui-bian et Lu Hsiu-lien la veille du scrutin. En particulier, ont-ils vérifié, le nombre de personnels militaires et policiers maintenus en alerte n’a pas été augmenté à la suite de l’incident, contrairement à ce qu’avait prétendu le camp panbleu, et il est donc erroné de dire qu’un plus grand nombre de ces personnels aurait ainsi été empêché de voter.
Les plaignants ont vingt jours pour faire appel.
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