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Le discours de Nouvel An a été l’occasion pour le président Chen Shui-bian d’appeler les divers bords de l’échiquier politique à la réconciliation et à la coopération, pour le bien de la nation.
« Taiwan n’a pas besoin […] d’une confrontation continue entre les partis au pouvoir et l’opposition, [ceux-ci ayant] chacun leur propre rôle à jouer, a-t-il déclaré depuis la Présidence, après une cérémonie de lever des couleurs. La compétition et la coopération plutôt que la confrontation ; le système des “checks and balances” [dans les institutions politiques] et la solidarité plutôt que les luttes intestines : voilà aujourd’hui ce qu’attendent ardemment les Taiwanais. »
Les deux camps opposés pourraient commencer par coopérer dans les domaines qui font déjà l’objet d’un consensus, a suggéré le chef de l’Etat, en faisant allusion à un certain nombre de projets et propositions de lois en cours d’examen.
Sur le plan de la politique intérieure, le discours de Chen Shui-bian ne contenait aucune surprise, puisqu’il n’a pas donné d’indications sur la composition du nouveau Cabinet. D’intenses spéculations ont cours sur l’avenir du Premier ministre Yu Shyi-kun et sur l’identité d’un éventuel successeur.
En matière de relations avec la Chine, le ton de l’allocution présidentielle n’a pas été aussi conciliant. Engageant les autorités de Pékin à ne pas sous-estimer la détermination des Taiwanais à défendre leur souveraineté, leur dignité et leur sécurité, le chef de l’Etat a vivement condamné le projet chinois de « loi antisécession » qui doit être débattu à l’Assemblée populaire nationale au mois de mars.
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