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Les 300 membres de l’Assemblée nationale, qui seront élus probablement pour la dernière fois le 14 mai, auront pour mission d’adopter les amendements constitutionnels, portant notamment sur l’abrogation de leur propre corps et la réduction du Yuan législatif à 115 députés.
L’Assemblée nationale, instituée par la Constitution promulguée en 1947, avait initialement le pouvoir d’élire et de destituer le président et le vice-président de la République, ainsi que d’amender la Constitution. Ses membres étaient élus au suffrage universel direct par la population pour une durée de 6 ans.
En vertu d’amendements constitutionnels promulgués dans les années 90, le nombre et la durée du mandat de ses membres, ainsi que quelques autres fonctions de ce corps, ont été réduits. En 1994, notamment, la responsabilité de l’élection du président et du vice-président de la République lui a été retirée pour être confiée directement à la population.
Toutefois, elle garde encore le pouvoir d’approuver les actes (amendements de la Constitution et destitution du président ou vice-président de la République) qui lui sont soumis par le Yuan législatif, d’où son renouvellement nécessaire pour une dernière fois. Un consensus entre les partis politiques s’est déjà prononcé en faveur de la disparition de l’Assemblée nationale.
Les candidatures à l’Assemblée nationale seront reçues du 26 au 30 mars, la campagne officielle se tiendra du 4 mai à la veille du scrutin et les résultats de ces élections seront proclamés le 20 mai, a annoncé hier la Commission centrale des élections.
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