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Si l’on veut que les échanges économiques entre les deux rives prospèrent, il est préférable de partager de part et d’autre des valeurs démocratiques plutôt que de menacer de recourir à des « moyens non pacifiques », a dit hier le président Chen Shui-bian.
Invité à un banquet de la Chambre de commerce américaine à Taiwan, le chef de l’Etat a montré son attachement au développement des relations économiques avec la Chine, faisant allusion, sans toutefois la mentionner à loi « antiséparation », que Pékin entend adopter dans quelques jours.
Se voulant rassurant vis-à-vis de son auditoire américain, il a promis que son administration n’agirait pas de façon impulsive et a renouvelé son engagement en faveur de la négociation, notamment avec les forces politiques qui lui sont opposées dans l’île.
Intervenant à son tour, Douglas Paal, le directeur de l’Institut américain à Taipei, a privilégié la voie économique comme moyen de rapprochement entre les deux rives. Dans un monde de plus en plus ouvert, a-t-il constaté, l’intégration des économies chinoise et taiwanaise paraît inévitable.
Chen Shui-bian participait au banquet en compagnie du ministre des Affaires étrangères, Mark Chen. Egalement présent, Ma Ying-jeou, le maire de Taipei et vice-président du Kuomintang, est monté lui aussi à la tribune.
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