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Le ministre de la Justice Shih Mao-lin a confirmé hier que les autorités judiciaires avaient ouvert une enquête pour déterminer si le vice-président du Kuomintang (KMT) Chiang Pin-kung a enfreint la législation sur les relations avec l’autre rive en signant un document avec les autorités chinoises lors de son voyage sur l’autre rive il y a quelques jours.
Il s’agit pour le procureur assigné à cette affaire de juger si des poursuites doivent être engagées contre Chiang Pin-kung pour avoir « pactisé » avec le gouvernement chinois sans l’aval des autorités taiwanaises. Deux actions en justice en ce sens ont été introduites vendredi dernier, l’une auprès de la Haute cour, l’autre auprès du procureur de Tainan.
Rien n’interdit aux Taiwanais de se rendre en Chine, quoique les fonctionnaires soient soumis à certaines conditions. Tout accord doit en revanche avoir au préalable été autorisé par le gouvernement.
Le secrétaire général du KMT, dans l’opposition au président de la République, a exprimé son mépris pour une attitude qu’il juge « risible ». Pour sa part, Chiang Pin-kung a affirmé que son initiative avait pour but de mettre en œuvre les mesures adoptées il y a quelque temps par la Conférence de développement économique présidée par le chef de l’Etat lui-même.
Le président de la formation, Lien Chan, a quant à lui déclaré « ne pas comprendre » le communiqué en sept points émis hier par le chef de l’Etat, d’autant plus que le voyage de Chiang Pin-kung s’est fait « dans une totale transparence ». Lien Chan a ensuite réitéré son désir de se rendre en Chine pour un « voyage de la paix » dès que possible.
Wang Jin-pyng, l’un de ses successeurs potentiels à la tête du KMT après le congrès du mois d’août, a lui aussi exprimé son souhait d’aller sur l’autre rive y rencontrer des interlocuteurs officiels en sa capacité de président du Yuan législatif.
Idem pour James Soong, le chef du Parti pour le peuple, dans le même camp politique, qui envisage un voyage en Chine dans un avenir proche et ne se dit absolument pas affecté par les derniers développements juridiques de la controverse autour du document signé par Chiang Pin-kung.
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